mardi 24 avril

petit exercice de mon "atelier mémoire par l'écriture"

Je viens de feuilleter mes textes écrits lors de ma participation à l'Atelier Ecriture.

Celui-ci est tout simple et pas trop long à lire, j'ai pensé à vous et désire vous le faire partager.

Les directives :" Décrire une EPOQUE ou un LIEU  que vous avez le sentiment d'avoir connu."

Entière liberté sur la façon de présenter son texte.

                                                      =====================

Je suis partie sur l'idée de l'écriture d'une lettre à une amie ...... mais tout est réel il n'y a que mon interprétation des faits qui m'est strictement personnelle!!

"Ma chère Paulette, je crois que lors de nos correspondances assidues , je ne t'ai jamais dit ce qui m'était arrivé lors de vacances avec mon mari et mes enfants dans un gîte rural en Haute Loire ? Tu vas me dire que je me fais des idées mais laisse-moi te raconter...

Arrivés au hameau, en pleine campagne, le responsable du gîte nous conduit clés en mains vers un bâtiment seul,  attenant à une étable et qui fût selon ses dires, une ancienne école communale. Le premier étage servait d'appartement de fonction à la maîtresse. C'est celui-ci qui, remis à neuf et avec tout le confort nécessaire  devait nous loger.

Laissant mon mari monter les bagages à l'étage, accompagné des enfants donc, je me suis engagée dans la petite cour, attirée par la vieille porte dégondée à la peinture verte écaillée, qui donnait accès à la classe et, tu me connais Paulette , je ne pus m'empêcher d'y pénétrer.

Voilà j'y suis ! une odeur âcre m'enveloppe, odeur de vieux papiers, de pièce fermée depuis longtemps, malgré quelques vieux carreaux brisés laissant passer un peu d'air par les fenêtres. Je suis seule au milieu de cette salle et alors ma curiosité laisse place à des frissons me parcourant le corps. J'ai  l'étrange sensation de me trouver en terrain connu. Comprends-tu ce que je veux dire ?

Sur ma droite une vieille armoire dégingandée laisse voir au travers d'un reste de vitrine des tas de livres jaunis côtoyant quelques cahiers d'écoliers à l'en-tête de la République Française, et je me sens très émue à la lecture de ces noms d'enfants sur la couverture des vieux cahiers.

Je m'approche un peu et découvre sur une étagère vermoulue, au milieu de toiles d'araignées, dans une boîte en fer... des vieux buvards rongés et des  images d'Epinal qui je suppose devaient faire office de bons-points ! Te souviens-tu de ceux que nous avions à  l'école ?

Attends ! sur le mur lézardé, près d'un vieux poêle à charbon une carte de France est encore accrochée, datée de 1901 ! tu te rends-compte Paulette ?Tu ne peux pas t'imaginer comme l'impression bizarre d'avoir été dans cette classe s'amplifie au fur et à mesure de mes découvertes !! Je me vois là, debout devant le tableau noir, faisant grincer le bâton de craie blanche, d'une écriture appliquée.

Comme si j'y étais... je te dis !!

C'est alors que me retournant, je me sens comme épiée, des dizaines d'yeux me dévisagent, les yeux des enfants assis là, les bras croisés, sur ces vieux bancs de bois aux encriers de porcelaine. Je crois les voir, je les vois ces gosses en sarraus noirs, chaussés de vieilles galoches éculées, et je suis là, moi aussi, assise près d'eux, ma cape accrochée au porte-manteau.

Les frissons me reprennent, j'en ai la chair de poule et la curieuse sensation de devenir une intruse, de déranger.... Alors, un dernier regard, un soupir et je referme doucement la vieille porte, évitant de la faire grincer je ne sais pas pourquoi ? qui ais-je peur de déranger ?? et je rejoins le premier étage où ma petite famille devait se demander ce que je pouvais bien faire dans ce vieux bâtiment.

Tu vois, lorsqu'il m'arrive d'y penser, comme maintenant, je me demande si mon subconscient n'aurait pas fait siennes ces histoires narrées par les anciens sur cette époque ou alors - et je t'avoue que c'est ma version préférée - (ce qui ne va pas t'étonner me connaissant si bien) j'aurais vécu dans une autre existence... un monde intemporel... avec ces petits écoliers.... en 1901!!!

Ecris-moi ce que tu penses, celà m'intéresse d'avoir ton opinion.

A bientôt je t'embrasse bien fort.

Ton amie  Antoinette."

Voilà ... fin de mon récit où tout est vrai y compris mon ressenti dans cette classe !! Mon fils devait avoir une douzaine d'années donc c'était en 1990 ou 1991. Et je me dois d'ajouter que lorsque ma fille qui devait avoir  15 ans  m'avait dit avoir l'impression de "sentir quelqu'un" dans le chambre où elle dormait, mais elle s'y sentait très bien.

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samedi 10 décembre

LOGORALLYE avec 100 MOTS

Voilà un nouveau texte appelé "Logorallye". Il s'agit d'après une liste de 100 mots pris au hasard par notre "professeur" de constituer un texte qui "se tienne".

J'ai pris soin de taperr les mots demandés en rouge mais dans notre liste ils étaient en total désordre. C'est moi qui les  ai inclus au fur et à mesure de mon texte.

                                      -=-=-=-=-=-=-=-=-==-=-=-=-==-=-=-

Mon amie Isabelle que je connais de longue date m'a proposé par téléphone, une rencontre amicale avant son  prochain départ pour l'Angleterre prévu au mois de Mai prochain. D'un commun  accord nous devons nous retrouver au café en face de chez elle, récemment ouvert, un gentil petit estaminet de quartier, m'a t-elle précisé.

Cet appel inespéré de mon amie est le bienvenu, ne sachant que faire de mon après-midi et ayant hâte de la retrouver. Il me reste un peu de temps, je vais pouvoir reporter la date de rendez-vous avec monsieur GERARD mon praticien d'autant plus qu'il n'y a pas urgence! Et au cas où je sois souffrante j'ai toujours de l'aspirine dans l'armoire à pharmacie.

 Bon, ceci fait comme me vêtir ? Tiens le joli petit tricot rose que je viens d'acquérir fera l'affaire sur mon pantalon gris chiné. Le temps est incertain j'ai intérêt à porter un petit gilet en lainage au cas où....

Sans vanité aucune, l'image que reflète le miroir encadré de feuilles en vieil or, accroché dans le vestibule me satisfait amplement.

Mais cesse de rêver Nénette (en apparté ce prénom était dans les 100 mots, je ne l'ai pas choisi) l'heure tourne et Isabelle va t'attendre.. dépêches-toi un peu!! me dis-je en me pressant. Me voilà partie..

Arrivée sur les quais du métro la sonnerie de fermeture des portes retentit et je saisis la rame au vol. Il est encore tôt mais il y a déjà pas mal de monde. Un jeune homme accompagné d'une guitare sèche chante des airs du hit-parade actuel d'une bien jolie voix. Il arrive même à faire des émules auprès de certains voyageurs qui reprennent le refrain tous en choeur.

Je sors à l'arrêt suivant me dirigeant vers la Brasserie Alsacienne qui, comme précisé par Isa, ne se trouve qu'à une centaine de mètres de la sortie du métro.

Tiens elle est déjà arrivée, assise au centre de la salle, parmi la clientèle. Elle a choisi un bel emplacement, près d'un pilier sur lequel retombe d'un pot en terre cuite conique, un faisceau de fleurs, des camélias me semble-t-il .

Sur le pan de mur à droite de notre table une peinture à l'huile représente un grand voilier actionné par des hommes à la tête recouverte de canotiers et dont les tricots laissent apparaître une pilosité foisonnante. Une mini tornade semble pousser ce bateau vers un îlot, sur la gauche de la toile. On y aperçoit aussi l'astre du jour se mirant dans le ressac des vagues grisonnantes. Une très jolie toile ma foi!

Mon amie se lève et nous nous embrassons en riant, fort heureuses de nous retrouver. Une fois installées nous commandons  deux jus de fruits, auprès du serveur prénommé Oscar - charmant jeune homme au visage d'ange - et tout en les sirotant, nous ironisons gentiment sur le prénom quelque peu désuet de ce garçon. Il aurait pu tout aussi bien se prénommer César et nous servir quatre tiers de sirop! comme dans le "Marius" de Marcel Pagnol !!! quelle imagination féconde lorsque nous sommes ensemble Isabelle et moi !!!

Puis en un tour de main, mon amie se saisit de son joli sac à main en cuir granité et me présente un petit album avec gravées dans un coin ses initiales argentées.

Elle m'entretient alors en termes affectueux de ses deux petits-enfants dont elle me montre une série de photographies. Elle adore le petit dernier qui, à l'entendre, se trouve être un "adorable petit démon"!! Quant à l'ainée déjà en terminale, elle vit dans l'Isère, tout près de Grenoble et à son avis, étant déjà assez politisée pour son âge elle pourrait peut-être un jour se retrouver à la tête d'un ministère... pourquoi-pas après tout! Je ne peux plus arrêter Isa lorsqu'elle parle de ses petits trésors, comme elle les appelle.

Mais à force de bavardage, l'envie de pépie ressurgit et nous rappelons le serveur. La tentation est grande de commande une délicieuse glace-chantilly ou une bonne part de tarte aux fraises, mais nous respectons une certaine diète pour notre ligne, les beaux jours arrivant. Un verre d'eau pure aurait suffit et nous nous contentons de deux expressos.

A cet instant entre dans l'établissement une étrange jeune femme aux cheveux teints en blond platine, une mini-jupe en cuir rouge sur des bas à résille noirs, dressée sur des escarpins de petite pointure mais à talons très hauts. Il nous semble être devant une pâle ressurection de Marylin dont la beauté brillait de mille feux. Elle  nous fait penser péjorativement dit à une "poule de luxe" se vendant au plus offrant. Vous imaginez le genre de cette dame!

Ce que nous considérons un peu comme une agression des sens laisse un vieux monsieur aux cheveux hérissés et au regard plein de malice bouche-bée, au point d'en laisser tomber son cigare et de faillir perdre son dentier !! Se dirigeant alors vers la caisse, la jeune femme achète deux paquets de cigarettes et en un tantième de seconde, repart, érodant le linoléun de ses talons pointus en y laissant la trace de ses pas et de quoi alimenter la discussion auprès de la gente masculine présente dans la salle, à notre grand amusement!

Puis Isabelle me raconte comment son époux Rennais de naissance, a créé un atelier de menuiserie pour lequel il a dû obtenir une subvention n'étant pas bien loti à l'époque et avait eu affaire à des créanciers. Il s'en est bien sorti heureusement, sans "fraude fiscale" reconnait-elle en plaisantant !

A ce stade de notre conversation, elle me questionne sur mes activités, sur ma vie actuelle avec une grande et gentille attention. Je lui fais alors le récit de mon dernier voyage organisé au cours duquel j'ai pu admirer le fastueux Palais de Versailles.Le guide parisien faisait partie de notre Agence et possédait un  certain talent de narrateur et d'interprète auprès des touristes de diverses races et nationalités.

Le parquet étincelait comme s'il avait été "passé au cirage" à tel point que j'avais peur de glisser et de me casser une cheville où même le tarse, ce qui, nom d'un chien aurait laissé un goût amer à mon voyage!

Nous avons bien rit toutes les deux, avant de devoir nous séparer à contre-coeur, nous promettant de profiter plus souvent de tels moments d'évasion de notre quotidien, ce qui d'ailleurs sera réalisable dès son retour d'Angleterre.

                                                    FIN DU TEXTE

Il aura été un peu longuet mais force est que pour caser 100 mots celà va de soi.

J'espère que cette histoire toute simple vous plaira....

A bientôt pour une autre page d'écriture!

 

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mardi 30 août

Les mots ......

Je viens de feuilleter un peu mes "textes" et j'ai envie de vous faire partager celui-ci, faisant partie d'un atelier de septembre 2009.

Thème: LES MOTS  - Ecriture dite "à l'emportée".  15 minutes max. -

En commençant les phrases par "il y a" écrire d'un trait ce que nous ressentons en entendant cette expression : "IL Y A LES MOTS ............" Voici donc ces mots... mes mots...peut-être très simples mais ce sont les miens.

- Il y a les MOTS que l'on n'ose pas prononcer, qui nous paraissent contraires à notre personnalité. Des mots que nos parents ne nous autorisaient pas à dire, des mots qui peuvent faire mal quand on  les dit ou qu'on les reçoit.

- Il y a aussi ces MOTS que l'on aurait jamais du prononcer, dits sans réfléchir, sortis du coeur, qui ont fait basculer notre vie à tout jamais et que l'on regrette d'avoir dits.

- Il y a ces MOTS que l'on attend lorsque la vie - encore elle - nous a éprouvés et que personne ne nous dits.

- Il y a aussi ces petits MOTS si rassurants, ces mots d'amitié, ces mots d'amour qui suffisent à embellir notre journée.

- Il y a aussi ces MOTS affreux, annonciateurs de graves maladies que l'on ignoraient et qui viennent faire partie de notre existence à tout jamais.

- Il y a les MOTS de fleurs, d'amitié, de compassion, de partage, de gentillesse, de politesse, de reconnaissance, de fêtes, ......et tant et tant de mots - dont est pourvue no tre belle langue Française - qui raisonnent dans notre tête comme un hymne à la joie!!

- Et de tous ces MOTS je n'en retiendrai qu'un..... il y a ce MOT qui est à l'origine de la Vie, porteur d'amour, d'attentes,  de dénégation, de pardons, de compréhension, de patience, de don de soi, de bonheurs petits et grands,  de douleurs aussi parfois, un mot, un nom qui va à l'infini.... ce mot c'est parfois le premier mot prononcé ........ M A M A N.

  Voilà mes chères amies, c'est un petit moment de mon écriture que je voulais vous faire partager, et dont je vous remercie de bien vouloir le faire.

                                                  

 

 

 

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samedi 09 juillet

ALPHABET - MOTS IMPOSES - HISTOIRE

Voici un nouveau texte recherché dans un de mes ateliers "mémoire par l'écriture"

Mots imposés : costume noir - mendiant - Toscane - tapis rouge - bottines - internet - flamenco - karaoké - frisson - hirondelle.

Ces dix mots doivent être ajoutés au fur et à mesure d'un récit, dans l'ordre donné, donc le texte se bâtit autour de ces mots.

La difficulté est que l'on se sert de l'alphabet pour l'histoire. C'est-à-dire chaque phrase commence par une lettre de l'alphabet soit A B C D .....  et arrivé au Z on continue notre histoire en reprenant l'alphabet ,à l'envers Y X W ......

L'explication étant donnée je soumet mon histoire à votre lecture.

"Alors, c'est ainsi que c'est arrivé ? Racontes-donc 

Bien que tu m'aies déjà donné un aperçu dans 

Ce mail que tu m'as envoyé hier !

Dans la soirée. Tu as donc revu ton ami Georges

Et tu l'avais oublié, chassé de ton coeur..

Fais-moi ton récit complet, Annie, d'accord ?

"Georges m'est apparu hier matin, comme dans un

Halo de lumière, vêtu d'un costume noir, il était

Identique au Georges que j'avais connu et que

J'avais profondément aimé. A l'époque, il portait un

Képi et un bel uniforme. J'étais tombée amoureuse dès que je

L'avais aperçu,  donnant quelques pièces de monnaie à un

Mendiant, au coin de ma rue. Il avait fière allure

N'hésitant pas à donner à plus pauvre que lui.

On s'est alors regardés et ce fût vite

Pour nous ce que l'on nomme si gentiment le coup de foudre

Quelquefois celà arrive, et alors, tout-à-coup, plus

Rien ne compte. Nous nous sommes mis à converser

Sur la misère du monde. Il revenait de

Toscane et là-bas aussi la pauvreté était

Une gangrène pour le peuple. Nous dirigeant tous deux

Vers le bout de la rue, il me proposa d'aller "CHEZ

WILLIAMS " un ravissant bar-restaurant

Xavière, mon amie m'en avait fait les éloges il

Y a bien longtemps ! Nous  y sommes donc entrés ;  l'endroit était

Zen, un luxueux tapis rouge à l'entrée

Y accueillait les clients. J'avais peur d'y laisser la marque des mes bottines.

Xavière m'avait avertie que ce lieu était assez chic.

Williams le propriétaire savait mettre son commerce en

Valeur ; les boiseries étaient magnifiquement travaillées! Georges avait choisi

Un lieu très romantique pour cette rencontre.

Tout en nous installant  j'avais remarqué dans un coin

Sur une table de marbre blanc, une connexion Internet....

Riant tous les deux de ce contraste saisissant

Que représentaient la modernité et les signes d'un certain

Passé où le bon goût régnait en maître.

On a alors engagé la conversation sur nos existences.

Nous étions tous deux célibataires, ferrus d'Art et

Même passionnés des danses comme le Flamenco et

La Country, danses pour lesquelles il excellait dans les

Karaokés. Nous avions bien de choses en commun et

Je me sentais très bien avec lui, son regard profond me donnait des frissons.

Il me fixait de ses yeux bleu azur, me mettant

Hors de moi au sens propre du terme. Cupidon m'avait

Gâtée !! Je sentais que Georges était bien

Fait pour moi. J'occultais tout le reste

Et, malgré qu"une hirondelle ne fait pas le printemps"

D'après le célèbre dicton, je n'écoutais que mon

Coeur qui battait la chamade et ne voyais que lui, celui que

Bien sur pour moi, j'attendais depuis longtemps......

Alors je te laisse imaginer le choc ressenti de le revoir après tant d'années !! "

 

 F I N de ma petite histoire !!!

 

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mercredi 25 mai

nouveau texte

Nouveau thème choisi pour vous aujourd'hui en deux parties :

- 1° penser à une personne décédée, un personnage public, vous ayant marqué au cours des  dernières années. Puis écrire une lettre postume à ce personnage lui faisant part de votre sentiment à son encontre (que ce soit positif ou négatif)

- 2° imaginer que cette personne décédée  a reçu votre lettre et qu'elle vous réponde .

-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-==-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-==-=-=-=- 

Jacques_Martin décédé en 2007

"Jacques, tu viens de nous quitter et tu manqueras à beaucoup de téléspectateurs qui ont su apprécier les émissions du Dimanche après-midi.

Tu avais ton franc parler et aurais pu, à cause de cela, mettre en jeu ta carrière. Quand tu as débuté, il y avait moins de chaînes à la télévision, et les fameuses séries américaines n'avaient pas encore envahi le monde audiovisuel. J'attendais impatiemment le Dimanche pour passer un bon moment avec toi et ta joyeuse équipe.

Tu nous as quittés, mais nous a laissé "le Petit Rapporteur", "Dimanche Martin", et la fameuse "Ecole des Fans" entr'autres... Cette dernière , sans aucune prétention, a bien démontré que la vérité sort souvent de la bouche des enfants. Cela était un vrai régal!!

Tu devais être un bon père de famille, de la façon dont tu te comportais avec ce petit monde. D'ailleurs tu as eu toi-même huit enfants.

Ta gouaille, tes yeux brillants et ta chevelure frisée avaient - je pense - l'approbation d'une grande majorité de Français.

Qui n'a pas fredonné la fameuse "Pêche aux moules..moules..moules' ou "Mademoiselle Angèle"? Ces chansonnettes, à l'époque, amusaient bien mes enfants.

Depuis que l'on t'avait remercié - la-haut, dans les hautes sphères télévisuelles - notre petit écran a été un peu orphelin, comme nous.

Ensuite la maladie t'a rattrapé, nous ne t'avons plus vu, nos Dimanches après-midi n'ont plus été les mêmes...

Je voyais bien ton fils David dans quelques émissions culinaires. C'est fou ce qu'il te ressemble physiquement!!

Tu nous as quittés..... beaucoup te regretterons, mais tu resteras parmi les plus grands de la télévision divertissante de cette époque.

C'est pour tout cela que je te dis CHAPEAU L'ARTISTE!!!!"

-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-==-

2° partie

"Chère télespectatrice, je viens de reçevoir -  là où je suis maintenant - un éloge émouvant de ta part.

A travers toi, j'imagine avoir une grande majorité de télespectateurs avec moi et cela me réchauffe le coeur. J'ai le plaisir immense d'avoir pu apporter du bonheur dans les chaumières.

Mon but dans ma vie terrestre était de divertir, parfois d'émouvoir. Je pense y être parvenu en te lisant. Après ce que tu m'as écris, je crois que j'ai réussi mon parcours. Comme tu l'as précisé, j'ai eu une grande famille et j'ai été bien entouré ; beaucoup d'amitiés également se sont greffées autour de moi et je fais fi de tous mes détracteurs.

Si tu savais combien cela me touche de constater que des hommes, des enfants, et des femmes comme toi attendaient avec impatience que j'apparaisse sur la petite lucarne, avec mon équipe de joyeux lurons !

Tes propos sont en fait le meilleur aboutissement de ma carrière que je puisse souhaiter.

J'espère de tout coeur que mon passage aura fait des émules et te salue amicalement sur un  air d'opéra, mon air favori.

Bien à toi Jacques Martin."

F I N

Ce petit travail d'écriture m'a donné du plaisir à l'écrire et j'espère qu'il vous plaira aussi.

Nénette

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mercredi 18 mai

Nouveau texte

Bonjour à toutes, j'ai commencé à trier certains de mes écrits faits à l'Atelier "mémoire par l'écriture" en voici un.

Le sujet : Ecrire une histoire avec des conditions d'écriture imposées :

- l'histoire doit absolument commencer par la phrase "Fallait-il y voir un signe du destin"

Au bout d'une dizaine de minutes,notre animatrice nous dit d' inclure dans notre récit le mot "ballerines" puis continuer à écrire.Puis dix minutes après inclure le mot "arme". 

Continuer notre récit qui doit bien entendu être cohérent quelle que soit notre narration !! A nous de nous creuser les méninges!!! Et ceci dans un temps imparti...

 Puis y ajouter l'expression "le grand saut". Continuer notre histoire... puis y ajouter le mot "2 CV ", continuation de l'histoire puis inclure les mots " dix dollars"... et enfin terminer ABSOLUMENT notre récit par la phrase "la voiture s'enfonçant lentement dans l'eau". Tous ces mots et ces expressions à inclure ne nous sont évidemment pas communiquées d'avance. Il faut nous débrouiller pour que le texte ait un sens au fur et à mesure.

J'espère avoir été assez claire dans mes explications...

Maintenant mes amies, je vous laisse juger de mon histoire !!! Soyez indulgentes..

L A    L E T T R E

Fallait-il y voir un signe du destin lorsque je reçus cette lettre de Cloé m'annonçant son arrivée, alors que mon ami Henri demandait de ses nouvelles le matin même. Je ne sais pas, mais toujours est-il que la promenade champêtre prévue pour samedi prochain comprendra une amie de plus, au grand bonheur de Francine, Maryse et Henri.

Seule Francine a un peu hésité car elle devait assister à un spectacle de ballerines ce jour-là, mais nos retrouvailles lui tenant trop à coeur, elle ira voir le  prochain, nous a-t-elle dit. Henri, le seul homme de notre bande d'amis, a eu loué une petite maison dans le Var et en connaît tous les chemins de randonnées sur le bout des doigts.

C'est donc lui qui sera notre chauffeur, d'autant plus que sa voiture est bien spacieuse. En ce beau samedi ensoleillé, nous voici donc prêtes et équipées pour une agréable journée en pespective. En plus la présence d'un homme nous rassure un peu ; sait-on jamais en cas de car-jacking, comme cela est arrivé à la soeur de Maryse, un homme de sa carrure imposante peut dissuader d'éventuels agresseurs. Tout vaut mieux que l'usage d'une arme quelle qu'elle soit. Nous vivons dans une époque si tourmentée hélas !!

Après une pause bavardage et légère collation, nous repartons direction la fofêt.

Déjà une heure de marche, dans ce bois de chênes verts et de résineux, nous créant des passages à travers les buissons touffus, ennivrés par l'odeur de mousse et de résine, de l'herbe mouillée et des petites fleurs sauvages.

Un petit cri me fait me retourner, c'est Francine qui, ayant aperçu un lapin a failli faire le grand saut au bord d'un petit ravin, caché par une haie de ronces. 'Eh Francine, reste avec nous !! regarde un peu où tu mets les pieds au lieu de suivre le lapin !!!' s'exclame Cloé en riant. Il y a heureusement eu plus de peur que de mal.

Cette journée nous rappelle les sorties de notre jeunesse lorsque nous partions en groupes. Certes, nous avons quelques cheveux grisonnants en plus, de l'agilité en moins et la Scenic remplace la fameuse 2 CV. Et oui, bien des années ont passé, nos vies ont changé, mais l'amitié elle, est toujours là. L'heure avance et nous retournons sur nos pas lorsque Cloé se penche et ramasse quelques chose sur le chemin. Qu'a t-elle donc trouvé ? Une plante miraculeuse ? une fleur rare ? Non, mieux que cà!! un billet de dix dollars certainement tombé de la poche d'un touriste américain à la découverte de la région Varoise.

"Une fois arrivés, c'est moi qui vous paie la tournée mes amis!!!" s'écrie toute heureuse mon amie Cloé, faisant tournoyer le billet au-dessus de sa tête.

Tout en plaisantant, nous voici arrivés pas loin du petit lac où notre ami Henri a garé sa voiture. Enfin, un peu fatigués de notre marche, nous voici au point de départ de cette petite randonnée. Notre ami s'agite, se dirige à droite, puis à gauche, cherchant son automobile.

Nous serions-nous trompés de chemin?? Intrigués par quelques roseaux paraissant avoir été écrasés, nous nous avançons prudemment tous les cinq et à notre grande stupeur, nous aperçevons la voiture s'enfonçant lentement dans l'eau.

F I N

J'espère que la lecture n'a pas été trop laborieuse !! Nous avions presqu'une heure pour écrire ce texte. Merci à vous

 

 

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jeudi 05 mai

bonjour ...Atelier écriture

bonjour à toutes et tous. Très beau temps aujourd'hui, moins de vent ce qui est une bonne chose !!reprise de mon atelier écriture mais il y avait des absentes - 8 - qui mal au pied, ou mal à la jambe, ou en cure thermale..... nous étions 7 en tout. Vous expliquer ce que j'ai fait, c'est plutôt compliqué..je vais essayer. Nous avons fait ce que l'on appelle "écriture d'emportement".Le thème de ce jour, la rêverie, l'imaginaire, qui peut-être dans la réalité ou la fiction, bref on écrit ce qui nous vient sur le moment,. Le travail est réparti en plusieurs textes. Chaque phrase est chronométrée 5 mn.

La 1ère phrase donnée était :" de l'autre côté du miroir", avec cà on avait 5 mn pour écrire ce qui nous vient en tête sur ce que l'on veut, sans  réfléchir - d'où l'expression "écriture d'emportement". Puis la 2° ": le vendeur d'ombres "- la 3° : "c'était un rêve prémonitoire" - la 4ème :" dans les bras de Morphée", là par exemple j'ai écrit : je puis dire que j'aime bien m'y trouver. Apaisée, reposée parfois après une journée trop bien remplie, je me laisse aller comme sur un tapis ouateux, laissant derrière moi les soucis du quotidien. Les bras de Morphée sont doublement appréciés lorsque ce sont les tiens.

ceci est un exemple, chacune d'entre nous a écrit ce qu'elle ressentait et c'est bien différent de l'une à l'autre!!

la 5° phrase :" dialogue avec mon ombre". Un autre exemple de ce que j'ai écrit si vous voulez : dialogue avec mon ombre qui est toujours présente. Tantôt devant, tantôt derrière, selon la direction du soleil ou de la lumière. Impossible de t'échapper, même si je le voudrais parfois. Omniprésente. Certains enfants ai-je entendu dire, ont peur de leur ombre. Et bien à moi, tu ne m'as jamais effrayée. J'ai bien essayé de te semer, impossible. En quelque sorte nous ne formons qu'UN. Quand je ne serais plus là, me suivras-tu encore ?

Puis nous avons eu "- rêve d'eau" - puis "des portes, des clés et des labyrinthes - puis "la nuit est un songe" et le dernier "l'envol". Mon exemple si vous voulez pour ce dernier, ce que j'ai ressenti en lisant ce mot "envol" : L'envol, ce mot tout simple de cinq petites lettres, me fait penser au temps, temps qui passe si vite, emportant avec lui beaucoup d'être aimés, jeunesse envolée, temps d'avant, temps où j'étais heureuse. Mais l'envol peut-être un renouveau auquel il faut tendre les bras. Le temps est infini et précieux. A tout âge on peut prendre ou plutôt reprendre un envol, son envol vers le final afin  qu'il soit plus heureux.

Voili voilou ce que j'ai fait aujourd'hui.. lorsque l'on a pas l'habitude on peut être surpris, j'espère que je ne vous ai pas trop "rasées" c'est pour vous donner un aperçu mais les thèmes ne sont JAMAIS identiques.. Si vous désirez de temps en temps je vous ferai part de ce que je fais.

J'ai des textes anciens mais il faudrait trier car certains ne peuvent s'expliquer facilement.

A toutes je souhaite unbonne_journ_e accompagné de gros bisous.

Nénette

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