samedi 06 novembre

coucou c'est samedi soir

que ce soit samedi où les autres jours c'est la même chose, bonsoir amies et ami Alain que votre nuit soit douce et que demain ne soit pas aussi humide qu'aujourd'hui.......

sam6

Couvrez vous mieux que la demoiselle !!!!!!   bisous du soir.

Posté par cigogne78 à 20:38 - Commentaires [1] - Permalien [#]


J'ai trouvé ce poème pour Oceandefleurs (Emile Verhaeren)

Les cathédrales

Au fond du choeur monumental,
D'où leur splendeur s'érige
- Or, argent, diamant, cristal -
Lourds de siècles et de prestiges,
Pendant les vêpres, quand les soirs
Aux longues prières invitent,
Ils s'imposent, les ostensoirs,
Dont les fixes joyaux méditent.

Ils conservent, ornés de feu,
Pour l'universelle amnistie,
Le baiser blanc du dernier Dieu,
Tombé sur terre en une hostie.

Et l'église, comme un palais de marbres noirs,
Où des châsses d'argent et d'ombre
Ouvrent leurs yeux de joyaux sombres,
Par l'élan clair de ses colonnes exulte
Et dresse avec ses arcs et ses voussoirs
Jusqu'au faîte, l'éternité du culte.

Dans un encadrement de grands cierges qui pleurent,
A travers temps et jours et heures,
Les ostensoirs
Sont le seul coeur de la croyance
Qui luise encor, cristal et or,
Dans les villes de la démence.

Le bourdon sonne et sonne,
A grand battant tannant,
De larges glas qui sont les râles
Et les sursauts des cathédrales.
Et les foules qui tiennent droits,
Pour refléter le ciel, les miroirs de leur foi,
Réunissent, à ces appels, leurs âmes,
Autour des ostensoirs de flamme.

- O ces foules, ces foules,
Et la misère et la détresse qui les foulent !

Voici les pauvres gens des blafardes ruelles,
Barrant de croix, avec leurs bras tendus,
L'ombre noire qui dort dans les chapelles.

- O ces foules, ces foules,
Et la misère et la détresse qui les foulent !

Voici les corps usés, voici les coeurs fendus,
Voici les coeurs lamentables des veuves
En qui les larmes pleuvent,
Continûment, depuis des ans.

- O ces foules, ces foules
Et la misère et la détresse qui les foulent !

Voici les mousses et les marins du port
Dont les vagues monstrueuses bercent le sort.

- O ces foules, ces foules
Et la misère et la détresse qui les foulent !

Voici les travailleurs cassés de peine,
Aux six coups de marteaux des jours de la semaine.

- O ces foules, ces foules
Et la misère et la détresse qui les foulent !

Voici les enfants las de leur sang morne
Et qui mendient et qui s'offrent au coin des bornes.

- O ces foules, ces foules
Et la misère et la détresse qui les foulent !

Voici les marguilliers massifs et mous
Qui font craquer leur stalle en pliant les genoux.

- O ces foules, ces foules
Et la misère et la détresse qui les foulent !

Voici les armateurs dont les bateaux de fer,
Fortune au vent, tanguent parmi la mer.

- O ces foules, ces foules
Et la misère et la détresse qui les foulent !

Voici les grands bourgeois de droit divin
Qui bâtissent sur Dieu la maison de leur gain.

- O ces foules, ces foules
Et la misère et la détresse qui les foulent !

Les ostensoirs, qu'on élève, le soir,
Vers les villes échafaudées
En toits de verre et de cristal,
Du haut du choeur sacerdotal,
Tendent la croix des gothiques idées.

Ils s'imposent dans l'or des clairs dimanches
- Toussaint, Noël, Pâques et Pentecôtes blanches -
Ils s'imposent dans l'or et dans les bruits de fête
Du grand orgue battant du vol de ses tempêtes
L'autel de marbre rouge et ses piliers vermeils ;
Ils sont une âme en du soleil,
Qui vit de vieux décor et d'antique mystère
Autoritaire.

Pourtant, dès que s'éteignent les grands cierges
Et les lampes veillant le coeur des saintes vierges,
Un deuil d'encens évaporé flotte et s'empreint
Sur les châsses d'argent et les tombeaux d'airain ;
Et les vitraux, peuplés de siècles rassemblés
Devant le Christ - avec leurs papes immobiles
Et leurs martyrs et leurs héros - semblent trembler
Au bruit d'un train lointain qui roule sur la ville.

Posté par callas à 20:08 - - Commentaires [1] - Permalien [#]

Bonsoir à vous Toutes et notre Gentleman

J'suis un peu H.S. ce soir, probablement le manque de sommeil de la nuit passée ! Alors je viens de bonne heure vous souhaiter à vous Toutes et notre Gentleman une bonne soirée.

Bien amicalement à vous

CHOUETTE

Posté par callas à 19:56 - Commentaires [2] - Permalien [#]

COUCOU LES Z'AMIS

BONSOIR . Z'allez bien ce soir ?

Drôle de temps, il s'est mis à pleuvoir vers 17h30 et la température a bien chuté.

Ma tite Papat, elle est trés belle ta créa, mais elles sont toujours belles bien sur, disons que je flashe davantage sur certaines couleurs. Le poême en dit bien long sur la pluie, il est trés imagés

Virginie, tu bricolles ? les petits lous ne sont pas enragés aujoud'hui j'espère, et qu'ils vont bien.

LN & Alain un bon Samedi pour vous ?

Maryse merci pour les liens, c'est super !

Titou, qu'est ce que tu fais de beau ?

Moi ce n'est pas la forme, mais je ne suis qu'à la moitié de mon traitement, et j'étais bien prise. Enfin ça suit son cours, je verrai à la fin, de toute façon j'ai déjà repris rdv avec ma toubib pour dans huit jours.

Je vous laisse, ma cousine est au bout du fil, j'en ai pour un bon moment

Pour vous toutes et notre Alain, pour les amies fidèles et de passage, je souhaite que vous passiez une bonne soirée et une bonne nuit, avec un petit bout de mon environnement

Automne_2010_10_29_3_25_PAT

même qu'hier,  prise de plus loin

BON DIMANCHE

Bons gros bisous - **J**

Posté par jacline_H_49 à 18:46 - Commentaires [1] - Permalien [#]

Coucou

je vous invite pour boire le thé car malgré les mauvaises nuits je n'arrive pas à me lever car c'est l'heure où j'ai envie de dormir....mais Fanny est là .

Maryse, Jacqueline soignez vous bien, il fait très humide et plus frais....... j'espère que vous êtes en train de faire la sieste !!!

Il faisait si beau hier que j'ai déserté St Cyr, avec mon ex belle fille qui m'a entrainée vers Paris et Aubervilliers.... elle portait vers la rue Gambetta un tableau à une super dame de 67 ans, adorable et elle voulait me la présenter car elle s'appelle :

Nicole Gélabert...    bizarre car quand mes beaux parents s'étaient mariés, le papa de Jean s'appelait Gélabert, il était espagnol des Baléares et à l'état civil ils ont marqué Gilabert... et évidemment s'est resté... mais le meilleur c'est que cette personne avait un King Charles de  2 ans et j'ai fondu de tendresse, quel amour de chien j'ai eu une grosse envie de kidnapping !!!!

Mais je suis rentrée avec un mal aux yeux et à la tête, une citrouille ambulante.... et avec le beau temps se découvrir c'est bien, la fenêtre ouverte aussi, mais le lendemain qui a trinqué....les épaules, ouille ouille..... aujourd'hui.

Ma carte bleue a chauffé le matin 189 euros chez Citöën, la veille c'était chez le véto.....  le mois va être très difficile.........

Bon repos les travailleuses.
Alain la promenade hier devait être agréable si le temps était comme à Paris. Bonne journée demain chez Jeannette, j'irai chez ma soeur mais les visites vont se raréfier car conduire la nuit je n'aime pas...

peinture

Bisous d'amitié à tout le monde

Posté par cigogne78 à 15:13 - - Commentaires [2] - Permalien [#]


You Are The Love Of My Life - George Benson

J'aime beaucoup la chanson, mais aussi les images qui l'accompagnent !! Je trouve cela poignant et émouvant !!

http://www.youtube.com/watch?v=zJDc-2zirsw&feature=related

Posté par callas à 14:54 - Commentaires [0] - Permalien [#]

Poème "la pluie"

_a_pleut___a_mouille


La Pluie

Longue comme des fils sans fin, la longue pluie
Interminablement, à travers  le jour gris,
Ligne les carreaux verts avec ses longs fils  gris,
Infiniment, la pluie,
La longue pluie,
La pluie.

Elle  s'effile ainsi, depuis hier soir,
Des haillons mous qui pendent,
Au ciel  maussade et noir.
Elle s'étire, patiente et lente,
Sur les chemins, depuis  hier soir,
Sur les chemins et les venelles,
Continuelle.

Au long  des lieues,
Qui vont des champs vers les banlieues,
Par les routes  interminablement courbées,
Passent, peinant, suant, fumant,
En un profil  d'enterrement,
Les attelages, bâches bombées ;
Dans les ornières  régulières
Parallèles si longuement
Qu'elles semblent, la nuit, se joindre  au firmament,
L'eau dégoutte, pendant des heures ;
Et les arbres pleurent  et les demeures,
Mouillés qu'ils sont de longue pluie,
Tenacement,  indéfinie.

Les rivières, à travers leurs digues pourries,
Se  dégonflent sur les prairies,
Où flotte au loin du foin noyé ;
Le vent  gifle aulnes et noyers ;
Sinistrement, dans l'eau jusqu'à mi-corps,
De  grands boeufs noirs beuglent vers les cieux tors ;

Le soir approche, avec  ses ombres,
Dont les plaines et les taillis s'encombrent,
Et c'est  toujours la pluie
La longue pluie
Fine et dense, comme la suie.

La  longue pluie,
La pluie - et ses fils identiques
Et ses ongles  systématiques
Tissent le vêtement,
Maille à maille, de dénûment,
Pour  les maisons et les enclos
Des villages gris et vieillots :
Linges et  chapelets de loques
Qui s'effiloquent,
Au long de bâtons droits ;
Bleus  colombiers collés au toit ;
Carreaux, avec, sur leur vitre sinistre,
Un  emplâtre de papier bistre ;
Logis dont les gouttières régulières
Forment  des croix sur des pignons de pierre ;
Moulins plantés uniformes et  mornes,
Sur leur butte, comme des cornes

Clochers et chapelles  voisines,
La pluie,
La longue pluie,
Pendant l'hiver, les  assassine.

La pluie,
La longue pluie, avec ses longs fils  gris.
Avec ses cheveux d'eau, avec ses rides,
La longue pluie
Des vieux  pays,
Éternelle et torpide !
 
  auteur: Emile Verhaeren  1855-1916

Posté par quinette à 13:09 - - Commentaires [3] - Permalien [#]

Coucou les ami(e)s

Bon_samedi_3d

à toutes et tous déjà levés de très bonne heure. Bon courage pour tout ce que vous avez à faire et pour certains, il y a bcp à faire.

Maryse, Pat, Virginie, Océandefleurs et vous qui passerez un peu plus tard, portez-vous bien et profitez quand même un peu pour vous de cette journée qui s'annonce mi figue mi raisin chez nous.

Avec de gros bisous - LN 

Posté par Jour de Mai à 09:52 - - Commentaires [2] - Permalien [#]