Bonjour à toutes, j'ai commencé à trier certains de mes écrits faits à l'Atelier "mémoire par l'écriture" en voici un.

Le sujet : Ecrire une histoire avec des conditions d'écriture imposées :

- l'histoire doit absolument commencer par la phrase "Fallait-il y voir un signe du destin"

Au bout d'une dizaine de minutes,notre animatrice nous dit d' inclure dans notre récit le mot "ballerines" puis continuer à écrire.Puis dix minutes après inclure le mot "arme". 

Continuer notre récit qui doit bien entendu être cohérent quelle que soit notre narration !! A nous de nous creuser les méninges!!! Et ceci dans un temps imparti...

 Puis y ajouter l'expression "le grand saut". Continuer notre histoire... puis y ajouter le mot "2 CV ", continuation de l'histoire puis inclure les mots " dix dollars"... et enfin terminer ABSOLUMENT notre récit par la phrase "la voiture s'enfonçant lentement dans l'eau". Tous ces mots et ces expressions à inclure ne nous sont évidemment pas communiquées d'avance. Il faut nous débrouiller pour que le texte ait un sens au fur et à mesure.

J'espère avoir été assez claire dans mes explications...

Maintenant mes amies, je vous laisse juger de mon histoire !!! Soyez indulgentes..

L A    L E T T R E

Fallait-il y voir un signe du destin lorsque je reçus cette lettre de Cloé m'annonçant son arrivée, alors que mon ami Henri demandait de ses nouvelles le matin même. Je ne sais pas, mais toujours est-il que la promenade champêtre prévue pour samedi prochain comprendra une amie de plus, au grand bonheur de Francine, Maryse et Henri.

Seule Francine a un peu hésité car elle devait assister à un spectacle de ballerines ce jour-là, mais nos retrouvailles lui tenant trop à coeur, elle ira voir le  prochain, nous a-t-elle dit. Henri, le seul homme de notre bande d'amis, a eu loué une petite maison dans le Var et en connaît tous les chemins de randonnées sur le bout des doigts.

C'est donc lui qui sera notre chauffeur, d'autant plus que sa voiture est bien spacieuse. En ce beau samedi ensoleillé, nous voici donc prêtes et équipées pour une agréable journée en pespective. En plus la présence d'un homme nous rassure un peu ; sait-on jamais en cas de car-jacking, comme cela est arrivé à la soeur de Maryse, un homme de sa carrure imposante peut dissuader d'éventuels agresseurs. Tout vaut mieux que l'usage d'une arme quelle qu'elle soit. Nous vivons dans une époque si tourmentée hélas !!

Après une pause bavardage et légère collation, nous repartons direction la fofêt.

Déjà une heure de marche, dans ce bois de chênes verts et de résineux, nous créant des passages à travers les buissons touffus, ennivrés par l'odeur de mousse et de résine, de l'herbe mouillée et des petites fleurs sauvages.

Un petit cri me fait me retourner, c'est Francine qui, ayant aperçu un lapin a failli faire le grand saut au bord d'un petit ravin, caché par une haie de ronces. 'Eh Francine, reste avec nous !! regarde un peu où tu mets les pieds au lieu de suivre le lapin !!!' s'exclame Cloé en riant. Il y a heureusement eu plus de peur que de mal.

Cette journée nous rappelle les sorties de notre jeunesse lorsque nous partions en groupes. Certes, nous avons quelques cheveux grisonnants en plus, de l'agilité en moins et la Scenic remplace la fameuse 2 CV. Et oui, bien des années ont passé, nos vies ont changé, mais l'amitié elle, est toujours là. L'heure avance et nous retournons sur nos pas lorsque Cloé se penche et ramasse quelques chose sur le chemin. Qu'a t-elle donc trouvé ? Une plante miraculeuse ? une fleur rare ? Non, mieux que cà!! un billet de dix dollars certainement tombé de la poche d'un touriste américain à la découverte de la région Varoise.

"Une fois arrivés, c'est moi qui vous paie la tournée mes amis!!!" s'écrie toute heureuse mon amie Cloé, faisant tournoyer le billet au-dessus de sa tête.

Tout en plaisantant, nous voici arrivés pas loin du petit lac où notre ami Henri a garé sa voiture. Enfin, un peu fatigués de notre marche, nous voici au point de départ de cette petite randonnée. Notre ami s'agite, se dirige à droite, puis à gauche, cherchant son automobile.

Nous serions-nous trompés de chemin?? Intrigués par quelques roseaux paraissant avoir été écrasés, nous nous avançons prudemment tous les cinq et à notre grande stupeur, nous aperçevons la voiture s'enfonçant lentement dans l'eau.

F I N

J'espère que la lecture n'a pas été trop laborieuse !! Nous avions presqu'une heure pour écrire ce texte. Merci à vous