Voilà un nouveau texte appelé "Logorallye". Il s'agit d'après une liste de 100 mots pris au hasard par notre "professeur" de constituer un texte qui "se tienne".

J'ai pris soin de taperr les mots demandés en rouge mais dans notre liste ils étaient en total désordre. C'est moi qui les  ai inclus au fur et à mesure de mon texte.

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Mon amie Isabelle que je connais de longue date m'a proposé par téléphone, une rencontre amicale avant son  prochain départ pour l'Angleterre prévu au mois de Mai prochain. D'un commun  accord nous devons nous retrouver au café en face de chez elle, récemment ouvert, un gentil petit estaminet de quartier, m'a t-elle précisé.

Cet appel inespéré de mon amie est le bienvenu, ne sachant que faire de mon après-midi et ayant hâte de la retrouver. Il me reste un peu de temps, je vais pouvoir reporter la date de rendez-vous avec monsieur GERARD mon praticien d'autant plus qu'il n'y a pas urgence! Et au cas où je sois souffrante j'ai toujours de l'aspirine dans l'armoire à pharmacie.

 Bon, ceci fait comme me vêtir ? Tiens le joli petit tricot rose que je viens d'acquérir fera l'affaire sur mon pantalon gris chiné. Le temps est incertain j'ai intérêt à porter un petit gilet en lainage au cas où....

Sans vanité aucune, l'image que reflète le miroir encadré de feuilles en vieil or, accroché dans le vestibule me satisfait amplement.

Mais cesse de rêver Nénette (en apparté ce prénom était dans les 100 mots, je ne l'ai pas choisi) l'heure tourne et Isabelle va t'attendre.. dépêches-toi un peu!! me dis-je en me pressant. Me voilà partie..

Arrivée sur les quais du métro la sonnerie de fermeture des portes retentit et je saisis la rame au vol. Il est encore tôt mais il y a déjà pas mal de monde. Un jeune homme accompagné d'une guitare sèche chante des airs du hit-parade actuel d'une bien jolie voix. Il arrive même à faire des émules auprès de certains voyageurs qui reprennent le refrain tous en choeur.

Je sors à l'arrêt suivant me dirigeant vers la Brasserie Alsacienne qui, comme précisé par Isa, ne se trouve qu'à une centaine de mètres de la sortie du métro.

Tiens elle est déjà arrivée, assise au centre de la salle, parmi la clientèle. Elle a choisi un bel emplacement, près d'un pilier sur lequel retombe d'un pot en terre cuite conique, un faisceau de fleurs, des camélias me semble-t-il .

Sur le pan de mur à droite de notre table une peinture à l'huile représente un grand voilier actionné par des hommes à la tête recouverte de canotiers et dont les tricots laissent apparaître une pilosité foisonnante. Une mini tornade semble pousser ce bateau vers un îlot, sur la gauche de la toile. On y aperçoit aussi l'astre du jour se mirant dans le ressac des vagues grisonnantes. Une très jolie toile ma foi!

Mon amie se lève et nous nous embrassons en riant, fort heureuses de nous retrouver. Une fois installées nous commandons  deux jus de fruits, auprès du serveur prénommé Oscar - charmant jeune homme au visage d'ange - et tout en les sirotant, nous ironisons gentiment sur le prénom quelque peu désuet de ce garçon. Il aurait pu tout aussi bien se prénommer César et nous servir quatre tiers de sirop! comme dans le "Marius" de Marcel Pagnol !!! quelle imagination féconde lorsque nous sommes ensemble Isabelle et moi !!!

Puis en un tour de main, mon amie se saisit de son joli sac à main en cuir granité et me présente un petit album avec gravées dans un coin ses initiales argentées.

Elle m'entretient alors en termes affectueux de ses deux petits-enfants dont elle me montre une série de photographies. Elle adore le petit dernier qui, à l'entendre, se trouve être un "adorable petit démon"!! Quant à l'ainée déjà en terminale, elle vit dans l'Isère, tout près de Grenoble et à son avis, étant déjà assez politisée pour son âge elle pourrait peut-être un jour se retrouver à la tête d'un ministère... pourquoi-pas après tout! Je ne peux plus arrêter Isa lorsqu'elle parle de ses petits trésors, comme elle les appelle.

Mais à force de bavardage, l'envie de pépie ressurgit et nous rappelons le serveur. La tentation est grande de commande une délicieuse glace-chantilly ou une bonne part de tarte aux fraises, mais nous respectons une certaine diète pour notre ligne, les beaux jours arrivant. Un verre d'eau pure aurait suffit et nous nous contentons de deux expressos.

A cet instant entre dans l'établissement une étrange jeune femme aux cheveux teints en blond platine, une mini-jupe en cuir rouge sur des bas à résille noirs, dressée sur des escarpins de petite pointure mais à talons très hauts. Il nous semble être devant une pâle ressurection de Marylin dont la beauté brillait de mille feux. Elle  nous fait penser péjorativement dit à une "poule de luxe" se vendant au plus offrant. Vous imaginez le genre de cette dame!

Ce que nous considérons un peu comme une agression des sens laisse un vieux monsieur aux cheveux hérissés et au regard plein de malice bouche-bée, au point d'en laisser tomber son cigare et de faillir perdre son dentier !! Se dirigeant alors vers la caisse, la jeune femme achète deux paquets de cigarettes et en un tantième de seconde, repart, érodant le linoléun de ses talons pointus en y laissant la trace de ses pas et de quoi alimenter la discussion auprès de la gente masculine présente dans la salle, à notre grand amusement!

Puis Isabelle me raconte comment son époux Rennais de naissance, a créé un atelier de menuiserie pour lequel il a dû obtenir une subvention n'étant pas bien loti à l'époque et avait eu affaire à des créanciers. Il s'en est bien sorti heureusement, sans "fraude fiscale" reconnait-elle en plaisantant !

A ce stade de notre conversation, elle me questionne sur mes activités, sur ma vie actuelle avec une grande et gentille attention. Je lui fais alors le récit de mon dernier voyage organisé au cours duquel j'ai pu admirer le fastueux Palais de Versailles.Le guide parisien faisait partie de notre Agence et possédait un  certain talent de narrateur et d'interprète auprès des touristes de diverses races et nationalités.

Le parquet étincelait comme s'il avait été "passé au cirage" à tel point que j'avais peur de glisser et de me casser une cheville où même le tarse, ce qui, nom d'un chien aurait laissé un goût amer à mon voyage!

Nous avons bien rit toutes les deux, avant de devoir nous séparer à contre-coeur, nous promettant de profiter plus souvent de tels moments d'évasion de notre quotidien, ce qui d'ailleurs sera réalisable dès son retour d'Angleterre.

                                                    FIN DU TEXTE

Il aura été un peu longuet mais force est que pour caser 100 mots celà va de soi.

J'espère que cette histoire toute simple vous plaira....

A bientôt pour une autre page d'écriture!