lundi 15 février

La Petite Ecole

Il n'est pas célèbre, mais je l'ai trouvé très émouvant........ un p'tit clin d'oeil à PAT

La_petite_Ecole

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jeudi 31 décembre

juste parce que nous sommes le 31 décembre......

et pour celles et ceux qui ont froid et faim :

La petite fille aux allumettesIl faisait effroyablement froid; il neigeait depuis le matin;

il faisait déjà sombre; le soir approchait, le soir du dernier jour de l'année.

Au milieu des rafales, par ce froid glacial, une pauvre petite fille marchait dans la rue:

elle n'avait rien sur la tête, elle était pieds nus.

Lorsqu'elle était sortie de chez elle le matin,

elle avait de vieilles pantoufles beaucoup trop grandes pour elle.

Aussi les perdit-elle lorsqu'elle eut à se sauver devant une file de voitures ;

les voitures passées, elle chercha après ses chaussures;

un méchant gamin s'enfuyait emportant en riant l'une des pantoufles;

l'autre avait été entièrement écrasée.

Voilà la malheureuse enfant n'ayant plus rien

pour abriter ses pauvres petits petons.

Dans son vieux tablier, elle portait des allumettes: elle en tenait à la main un paquet.

Mais, ce jour, la veille du nouvel an, tout le monde était affairé;

par cet affreux temps, personne ne s'arrêtait pour considérer

l'air suppliant de la petite qui faisait pitié.

La journée finissait,

et elle n'avait pas encore vendu un seul paquet d'allumettes.

Tremblante de froid et de faim, elle se traînait de rue en rue.

Des flocons de neige couvraient sa longue chevelure blonde.

De toutes les fenêtres brillaient des lumières:

de presque toutes les maisons sortait une délicieuse odeur,

celle de l'oie, qu'on rôtissait pour le festin du soir:

c'était la Saint-Sylvestre.

Cela, oui, cela lui faisait arrêter ses pas errants.

Enfin, après avoir une dernière fois offert en vain son paquet d'allumettes,

l'enfant aperçoit une encoignure entre deux maisons,

dont l'une dépassait un peu l'autre.

Harassée, elle s'y assied et s'y blottit, tirant à elle ses petits pieds:

mais elle grelotte et frissonne encore plus qu'avant

et cependant elle n'ose rentrer chez elle.

Elle n'y rapporterait pas la plus petite monnaie, et son père la battrait.

L'enfant avait ses petites menottes toutes transies.

«Si je prenais une allumette, se dit-elle, une seule pour réchauffer mes doigts? »

C'est ce qu'elle fit. Quelle flamme merveilleuse c'était!

Il sembla tout à coup à la petite fille

qu'elle se trouvait devant un grand poêle en fonte, décoré d'ornements en cuivre.

La petite allait étendre ses pieds pour les réchauffer,

lorsque la petite flamme s'éteignit brusquement:

le poêle disparut, et l'enfant restait là,

tenant en main un petit morceau de bois à moitié brûlé.

Elle frotta une seconde allumette:

la lueur se projetait sur la muraille qui devint transparente.

Derrière, la table était mise: elle était couverte d'une belle nappe blanche,

sur laquelle brillait une superbe vaisselle de porcelaine.

Au milieu, s'étalait une magnifique oie rôtie, entourée de compote de pommes:

et voilà que la bête se met en mouvement et,

avec un couteau et une fourchette fixés dans sa poitrine,

vient se présenter devant la pauvre petite.

Et puis plus rien: la flamme s'éteint.

L'enfant prend une troisième allumette,

et elle se voit transportée près d'un arbre de Noël, splendide.

Sur ses branches vertes, brillaient mille bougies de couleurs:

de tous côtés, pendait une foule de merveilles.

La petite étendit la main pour saisir la moins belle: l'allumette s'éteint.

L'arbre semble monter vers le ciel et ses bougies deviennent des étoiles:

il y en a une qui se détache et qui redescend vers la terre,

laissant une traînée de feu.


«Voilà quelqu'un qui va mourir » se dit la petite.

Sa vieille grand-mère, le seul être qui l'avait aimée et chérie,

et qui était morte il n'y avait pas longtemps,

lui avait dit que lorsqu'on voit une étoile qui file,

d'un autre côté une âme monte vers le paradis.

Elle frotta encore une allumette: une grande clarté se répandit et,

devant l'enfant se tenait la vieille grand-mère.

Grand-mère, s'écria la petite, grand-mère, emmène-moi.

Oh! tu vas me quitter quand l'allumette sera éteinte:

tu t'évanouiras comme le poêle si chaud,

le superbe rôti d'oie, le splendide arbre de Noël.

Reste, je te prie, ou emporte-moi.

Et l'enfant alluma une nouvelle allumette,

et puis une autre, et enfin tout le paquet,

pour voir la bonne grand-mère le plus longtemps possible.

La grand-mère prit la petite dans ses bras

et elle la porta bien haut, en un lieu

où il n'y avait plus ni de froid, ni de faim, ni de chagrin:

c'était devant le trône de Dieu.


Le lendemain matin, cependant,

les passants trouvèrent dans l'encoignure le corps de la petite,

ses joues étaient rouges, elle semblait sourire,

elle était morte de froid, pendant la nuit

qui avait apporté à tant d'autres des joies et des plaisirs.

Elle tenait dans sa petite main, toute raidie,

les restes brûlés d'un paquet d'allumettes.

Quelle sottise ! dit un sans-cœur.

Comment a-t-elle pu croire que cela la réchaufferait ?

D'autres versèrent des larmes sur l'enfant;

c'est qu'ils ne savaient pas toutes les belles choses

qu'elle avait vues pendant la nuit du nouvel an,

c'est qu'ils ignoraient que, si elle avait bien souffert,

elle goûtait maintenant dans les bras de sa grand-mère la plus douce félicité.

Hans Andersen

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dimanche 08 novembre

Demain, dès l'aube.

Recueil : Les contemplations.

Demain, dès l'aube, à l'heure où blanchit la campagne,
Je partirai. Vois-tu, je sais que tu m'attends.
J'irai par la forêt, j'irai par la montagne.
Je ne puis demeurer loin de toi plus longtemps.

Je marcherai les yeux fixés sur mes pensées,
Sans rien voir au dehors, sans entendre aucun bruit,
Seul, inconnu, le dos courbé, les mains croisées,
Triste, et le jour pour moi sera comme la nuit.

Je ne regarderai ni l'or du soir qui tombe,
Ni les voiles au loin descendant vers Harfleur,
Et quand j'arriverai, je mettrai sur ta tombe
Un bouquet de houx vert et de bruyère en fleur.


Victor Hugo
(1802-1885)

Victor Hugo a  écrit ce poème pour sa fille Léopoldine qui s'est noyée avec son mari Charles Vacquerie en 1843 dans la Seine à Villequier

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vendredi 25 septembre

Les Colchiques

poeme_automne

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mardi 22 septembre

Poème de Charles BAUDELAIRE

Chant d'automne


automne


Bientôt nous plongerons dans les froides ténèbres ;
Adieu, vive clarté de nos étés trop courts !
J'entends déjà tomber avec des chocs funèbres
Le bois retentissant sur le pavé des cours.

Tout l'hiver va rentrer dans mon être : colère,
Haine, frissons, horreur, labeur dur et forcé,
Et, comme le soleil dans son enfer polaire,
Mon coeur ne sera plus qu'un bloc rouge et glacé.

J'écoute en frémissant chaque bûche qui tombe ;
L'échafaud qu'on bâtit n'a pas d'écho plus sourd.
Mon esprit est pareil à la tour qui succombe
Sous les coups du bélier infatigable et lourd.

Il me semble, bercé par ce choc monotone,
Qu'on cloue en grande hâte un cercueil quelque part.
Pour qui ? - C'était hier l'été ; voici l'automne !
Ce bruit mystérieux sonne comme un départ.


J'aime de vos longs yeux la lumière verdâtre,
Douce beauté, mais tout aujourd'hui m'est amer,
Et rien, ni votre amour, ni le boudoir, ni l'âtre,
Ne me vaut le soleil rayonnant sur la mer.

Et pourtant aimez-moi, tendre coeur ! soyez mère,
Même pour un ingrat, même pour un méchant ;
Amante ou soeur, soyez la douceur éphémère
D'un glorieux automne ou d'un soleil couchant.

Courte tâche ! La tombe attend ; elle est avide !
Ah ! laissez-moi, mon front posé sur vos genoux,
Goûter, en regrettant l'été blanc et torride,
De l'arrière-saison le rayon jaune et doux !

Charles BAUDELAIRE

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mardi 01 septembre

Épice de vie

je voulais vous faire partager ce joli poème  que j'ai trouvé en furetant sur le net

Il est dédié à l'Amitié

Po_me

Clic sur l'image pour le voir un tit peu plus gros

Bizzzzz........Pat

Posté par quinette à 18:06 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

samedi 01 août

Mes Ancêtres de Jean PONS

Poeme_Mes_anc_tres_de_Jean_PONS

Je suis désolée, mais je n'ai pas réussi à mettre des caractères plus gros, sortez vos loupes !!!

Maryse y a juste à cliquer sur le texte....Bisous Pat

Posté par callas à 17:54 - - Commentaires [2] - Permalien [#]

mercredi 29 juillet

un monologue

LA FEMME ET LA PIPE

N’ayant pas de femme,

N’ayant pas de pipe,

J’achète une pipe,

J’épouse une femme.

Ma femme a une tête de pipe,

Ma pipe a une tête de femme.

Je suis très content de ma pipe,

Oui, mais pas du tout content de ma femme

Aussi, maintenant, j’adore ma pipe,

Et je ne peux sentir ma femme.

Les premiers temps que j’avais ma pipe,

Les premiers temps que j’avais ma femme,

Quand je voulais fumer une pipe

Ça faisait marronner ma femme.

Comme je ne pouvais pas bourrer ma pipe

Sans être attrapé par ma femme,

Lorsque je voulais bourrer ma pipe,

J’étais forcé de bourrer ma femme.

Le tabac a culotté ma pipe,

Le temps a culotté ma femme.

Parfois le soir après une bonne pipe,

Je cajole un tout petit peu ma femme.

Si je laisse éteindre ma pipe

Et si je laisse éteindre ma femme,

Je peux rallumer ma pipe

Oui, mais je ne peux pas rallumer ma femme.

Quand je vais me promener avec ma pipe,

Et qu’à mon bras je promène ma femme,

Tout le monde dit : « Ah !quelle jolie pipe »,

Mais personne ne dit : « Quelle jolie femme ».

Quand j’ai nettoyé ma pipe,

Et que j’ai débarbouillé ma femme,

On admire le fourneau de ma pipe,

Oui…mais on débine le fourneau de ma femme.

Parfois elle est bouchée, ma pipe,

Mais jamais si bouchée que ma femme.

Je débouche bien la tête de ma pipe,

Mais jamais la tête de ma femme.

Bref, si je venais à perdre ma pipe

Et qu’en même temps je perdais ma femme,

Je rachèterais vite une autre pipe,

Ah !...oui, mais je n’prendrais pas une autre femme,

Oh ! Non alors !!!

    Sympa le bonhomme ! HiHi !

Bises - Jacline

Posté par jacline_H_49 à 22:47 - - Commentaires [3] - Permalien [#]
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mardi 23 juin

Très émouvant poème pour des Noces d'Or

NOCES D'OR

Cinquante années de mariage, noces d'or
Et l'amour est là, présent, toujours et encore
Dans vos regards croisés l'on peut lire: je t'adore
Afficher un tel amour, ceci vous honore

Oui, bien sûr, d'écueils votre vie fût jalonnée
Mais votre amour mutuel les a solutionnés
Sans jamais baisser les bras, toujours passionnés
Par les difficultés, jamais impressionnés

De toutes ces années, si vite écoulées
Grandes expériences furent accumulées
Nombreux moments de joies et de peines mêlées
Mais la rage de vivre au coeur chevillée

Que l'anniversaire de ce jour si merveilleux
Reste bonheur gravé pour toujours en vos yeux
Cet instant festif sertisse souvenirs joyeux
Dans l'écrin de votre coeur, tels bijoux précieux.

(Trouvé sur le Net, je ne connais pas le nom de l'auteur)

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Poème


J’AI FAIT UN REVE…

 

 

Au tréfonds de mon cœur est une mappemonde

Qui, chaque soir, éclaire un nouveau continent.

C’est l’invite secrète au départ imminent

D’un voyage nocturne aux quatre coins du monde.


Et je rêve de paix, loin de la guerre immonde

Qui veut éliminer, sous nos yeux, maintenant,

L’Autre dans sa couleur, gentilhomme ou manant,

Mère aux mille vertus, femme du demi-monde.


Elle est blanche, il est noir, ils s’aiment à l’envi.

Tels l’ébène et l’ivoire, ensemble ils ont gravi

L’échelle d’harmonie, avec leur différence.


Mais, déjà, l’aube vient du songe me distraire…

On veut donc le tuer ? Aveugle intolérance !

Puisque rouge est son sang, n’est-il pas notre frère ?

 

Monique RUFFIE

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