lundi 20 octobre

poème de Guillaume Apollinaire

O mon coeur j'ai connu

O mon cœur j’ai connu la triste et belle joie
D’être trahi d’amour et de l’aimer encore
O mon cœur mon orgueil je sais je suis le roi
Le roi que n’aime point la belle aux cheveux d’or

Rien n’a dit ma douleur à la belle qui dort
Pour moi je me sens fort mais j’ai pitié de toi
O mon cœur étonné triste jusqu’à la mort
J’ai promené ma rage en les soirs blancs et froids

Je suis un roi qui n’est pas sûr d’avoir du pain
Sans pleurer j’ai vu fuir mes rêves en déroute
Mes rêves aux yeux doux au visage poupin

Pour consoler ma gloire un vent a dit Écoute
Élève-toi toujours Ils te montrent la route
Les squelettes de doigts terminant les sapins.

Guillaume Apollinaire

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Poème de Paul Verlaine

Ô triste, triste était mon âme

Ô triste, triste était mon âme
A cause, à cause d'une femme.

Je ne me suis pas consolé
Bien que mon coeur s'en soit allé,

Bien que mon coeur, bien que mon âme
Eussent fui loin de cette femme.

Je ne me suis pas consolé,
Bien que mon coeur s'en soit allé.

Et mon coeur, mon coeur trop sensible
Dit à mon âme : Est-il possible,

Est-il possible, - le fût-il,
Ce fier exil, ce triste exil ?

Mon âme dit à mon coeur : Sais-je,
Moi-même, que nous veut ce piège

D'être présents bien qu'exilés
Encore que loin en allés ?

Paul Verlaine

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HOMMAGE A SOEUR EMMANUELLE

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Sœur Emmanuelle ne se sera pas éteinte dans le bidonville d'Ezbet el-Nakhl, au Caire en Egypte, comme elle le souhaitait. Elle est décédée dans la nuit de dimanche à lundi dans la communauté Notre-Dame de Sion où elle s’était retirée depuis 1993. Agée de 99 ans, elle y consacrait son temps à lutte en faveur des sans-abris et des sans-papiers.

N'hésitant pas à recourir aux médias pour populariser ses combats, elle était connue et appréciée pour son franc-parler comme dans cet extrait de l'émission «Bouillon de Culture» datant de 1996.

Née en 1908 à Bruxelles, elle s’était installée en Egypte en 1971. Elle avait pendant un peu plus de vingt ans partagée la vie des chiffonniers du Caire. Elle avait alors contribué à la construction d’écoles, de jardins d'enfants, de dispensaires et oeuvré pour le dialogue entre juifs et musulmans. Elle avait quitté le bidonville d'Ezbet el-Nakhl sur ordre de sa hiérarchie.

«Fatiguée» mais sans «aucune maladie»

La religieuse en baskets avait fondé en 1980

l'association «Asmae-association Soeur Emmanuelle» qui aide des milliers d'enfants dans le monde de l'Egypte au Soudan, du Liban aux Philippines, de l'Inde au Burkina Faso. Elle avait publié en août dernier un livre entretien «J'ai cent ans et je voudrais vous dire», dans lequel elle tirait les leçons du siècle qu'elle a traversé.

«Fatiguée», mais ne souffrant «d'aucune maladie particulière», la religieuse franco-belge allait célébrer son centième anniversaire le 16 novembre prochain. «Conformément à sa volonté, ses obsèques auront lieu dans la plus stricte intimité. Une messe à sa mémoire sera célébrée prochainement à Paris», selon le communiqué d'Asmae-Association Soeur Emmanuelle. http://www.asmae.fr/

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Bonjour

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Eh oui le week end est terminé

il faut reprendre le chemin des écoliers

bon courage .........

Bisous

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dimanche 19 octobre

Monty

monty

de son vrai nom Jacques Bulostin

né le 18 février 1943

à Chezal-benoit (Cher)

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Frank Alamo

frank_alamo_57

Né à Paris le 12 Octobre 1941,

de son vrai nom Jean-François GRANDIN

son site http://www.frankalamo.com/

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poème de Guillaume Apollinaire

Le pont Mirabeau

Sous le pont Mirabeau coule la Seine
Et nos amours
Faut-il qu'il m'en souvienne
La joie venez toujours après la peine

Vienne la nuit sonne l'heure
Les jours s'en vont je demeure

Les mains dans les mains resteront face à face
tandis que sous
Le pont de nos bras passe
Des éternels regards l'onde si lasse

Vienne la nuit sonne l'heure
Les jours s'en vont je demeure

L'amour s'en va comme cette eau courante
L'amour s'en va
Comme la vie est lente
Et comme l'Espérance est violente

Vienne la nuit sonne l'heure
Les jours s'en vont je demeure

Passent les jours et passent les semaines
Ni temps passé
Ni les amours reviennent
Sous le pont Mirabeau coule la Seine

Vienne la nuit sonne l'heure
Les jours s'en vont je demeure

Guillaume Apollinaire

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poème de Jacques Prévert

Page d'écriture

Il dit non avec la tête
mais il dit oui avec le cour
il dit oui à ceux qu'il aime
il dit non au professeur
Il est debout
On le questionne
et tous les problèmes sont posés
soudain le fou rire le prend
et il efface tout
les chiffres et les mots
les dates et les noms
les phrases et les pièges
et malgré les menaces du maître
sous les huées des enfants prodiges
avec des craies de toutes les couleurs
sur le tableau noir du malheur
Il dessine le visage du bonheur

Prévert Jacques 

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Poème de Paul Verlaine

Mon rêve familier

Je fais souvent ce rêve étrange et pénétrant
D'une femme inconnue, et que j'aime, et qui m'aime
Et qui n'est, chaque fois, ni tout à fait la même,
Ni tout à fait une autre, et m'aime et me comprend.

Car elle me comprend, et mon cour, transparent
Pour elle seule, hélas ! cesse d'être un problème 
Pour elle seule, et les moiteurs de mon front blême,
Elle seule les sait rafraîchir, en pleurant.

Est-elle brune, blonde ou rousse ? _ Je l'ignore.
Son nom ? Je me souviens qu'il est doux et sonore
Comme ceux des aimés que la Vie exila.

Son regard est pareil au regard des statues
Et, pour sa voix, lointaine, et calme, et grave, elle a
L'inflexion des voix chères qui se sont tues.


Paul Verlaine

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Poème de Paul Verlaine

Il pleure dans mon coeur

Il pleure dans mon cour
Comme il pleut sur la ville
Quelle est cette langueur
Qui pénètre mon cour ?

Ô bruit doux de la pluie
Par terre et sur les toits
Pour un cour qui s'ennuie
Ô le chant de la pluie !

Il pleure sans raison
Dans ce cour qui s'écoure
Quoi ! Nulle trahison ?
Ce deuil est sans raison

C'est bien la pire peine
De ne savoir pourquoi
Sans amour et sans haine
Mon cour a tant de peine


Verlaine Paul

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